Perdre une personne que l'on aime est très très dur à supporter, et lorsque cette personne est votre mari ou votre femme là vous étes totalement perdus car vous vous retrouvez seul ! Vous vous demandez comment vous allé bien pouvoir faire pour vivre la vie de tous les jours, élever les enfants, arriver à être dans une pièce sans revoir des moments passés ici avec cette personne, supporter de se retrouver seul dans ce lit, et j'en passe ! Je le sais car cela fait maintenant 2 ans 1/2 que j'ai perdu mon mari. Je vais donc vous raconter une partie de mon expérience, et j'attends vos réactions ou témoignages.
DCD je n'ai pas compris sur le coup tout ce qui m'attendais après ! Pour moi il était mort et je souffrais. Seulement je ne m'attendais pas non plus à la première chose la plus dure après un décés, préparer ses obsèques ! Je n'avais jamais fait ça, pour le DC de mon papa, le choix du cercueil et tout a été fait par mes frères vu que j'habitais loin. Et là on vous dit 2 heures après son DC de contacter des pompes funèbres. Ensuite arrive la première nuit sans lui à la maison, l'horreur ! Je n'ai même pas pu dormir dans notre lit, et d'ailleurs je n'y dors toujours pas et je ne dors même plus dans notre chambre. On tient debout parce qu'il y a les enfants ! Le monde extérieur, n'ayant pas de travail, je ne le voyais pas. Je passais la plupart du temps enfermée chez moi, je ne sortais que pour faire les courses. Et là les regrets s'installent, pourquoi je n'étais pas à ses côtés lorsque c'est arrivé alors que ça faisait 3 jours que je n'avais pas quitté la clinique pour rester avec lui au cas où ça arriverais vu que son état avait empiré ! Pourquoi cette nuit là à 2 heures du matin lorsqu'il s'est réveillé et m'a appelé et regardé d'un air si amoureux et si suppliant, je lui ai dit cette maudite phrase : " vas-y mon Amour, tu peux partir, vas rejoindre ta Momo (Monique sa première femme DCD), part tranquille, tu ne souffriras plus, tu verras tu seras bien, je t'aime !" pourquoi j'ai dit cette phrase ? car il m'a écouté et 10 h plus tard il n'était plus là ! Et vivre avec ces regrets je vous jure que ça vous bouffe ! Tous les mardis soirs je revivais cette nuit où j'ai dit cette phrase, tous les mercredis midi sa mort alors que je n'étais pas à ses côtés, et tous les vendredi son enterrement ! Et lorsqu'un mercredi ou vendredi tombe un 9 et un 11 alors là ç'en était vraiment horrible à vivre ! Donc parfois cette douleur était tellement insupportable que je me suis mise à boire pour essayer de tenir. J'écoutais sans cesse en boucle nos musiques, celle de notre premier slow, celle de notre première soirée ensemble, celle qu'il adorait et voulait pour son enterrement ! Puis parfois l'alcool ne calmant pas la douleur, là viennent les envies de suicide, même si je savais que j'avais des enfants, je me disait que de toute façon ils seraient pas perdus car ils avaient un père (mon mari été le second pas le père de mes enfants) ! Et je me rendais pas compte que je me trompais, que mes enfants auraient été malheureux si je l'avais fait, mais moi je voulais juste rejoindre l'homme que j'aimais et qui me manquait trop ! Puis la vie suis son cours tant bien que mal, et contrairement à ce que je pensais la douleur s'estompe, elle est toujours là, mais moins forte à certains moments mais j'ai toujours mes moments où je m'écroule mais c'est beaucoup moins qu'avant et surtout les envies de suicide disparaisse. Mais le plus dur reste encore à vivre les mercredis 9 et vendredis 11 ! Et parfois même une chose que vous ne vouliez pas arrive, mais ça ce sera un autre thème !
Mon mari souffrait d'un cancer de l'oeusophage, de la vessie, et avait une métastase de 3 cm au cerveau. il été hospitalisé car par moment il se déconnectait du monde, il ne me reconnaissait pas ou me prenait pour quelqu'un d'autre, pensait être ailleurs que là où il été !
Voilà en gros une partie de mon histoire ! alors à vos plumes j'attends vos commentaires !
DCD je n'ai pas compris sur le coup tout ce qui m'attendais après ! Pour moi il était mort et je souffrais. Seulement je ne m'attendais pas non plus à la première chose la plus dure après un décés, préparer ses obsèques ! Je n'avais jamais fait ça, pour le DC de mon papa, le choix du cercueil et tout a été fait par mes frères vu que j'habitais loin. Et là on vous dit 2 heures après son DC de contacter des pompes funèbres. Ensuite arrive la première nuit sans lui à la maison, l'horreur ! Je n'ai même pas pu dormir dans notre lit, et d'ailleurs je n'y dors toujours pas et je ne dors même plus dans notre chambre. On tient debout parce qu'il y a les enfants ! Le monde extérieur, n'ayant pas de travail, je ne le voyais pas. Je passais la plupart du temps enfermée chez moi, je ne sortais que pour faire les courses. Et là les regrets s'installent, pourquoi je n'étais pas à ses côtés lorsque c'est arrivé alors que ça faisait 3 jours que je n'avais pas quitté la clinique pour rester avec lui au cas où ça arriverais vu que son état avait empiré ! Pourquoi cette nuit là à 2 heures du matin lorsqu'il s'est réveillé et m'a appelé et regardé d'un air si amoureux et si suppliant, je lui ai dit cette maudite phrase : " vas-y mon Amour, tu peux partir, vas rejoindre ta Momo (Monique sa première femme DCD), part tranquille, tu ne souffriras plus, tu verras tu seras bien, je t'aime !" pourquoi j'ai dit cette phrase ? car il m'a écouté et 10 h plus tard il n'était plus là ! Et vivre avec ces regrets je vous jure que ça vous bouffe ! Tous les mardis soirs je revivais cette nuit où j'ai dit cette phrase, tous les mercredis midi sa mort alors que je n'étais pas à ses côtés, et tous les vendredi son enterrement ! Et lorsqu'un mercredi ou vendredi tombe un 9 et un 11 alors là ç'en était vraiment horrible à vivre ! Donc parfois cette douleur était tellement insupportable que je me suis mise à boire pour essayer de tenir. J'écoutais sans cesse en boucle nos musiques, celle de notre premier slow, celle de notre première soirée ensemble, celle qu'il adorait et voulait pour son enterrement ! Puis parfois l'alcool ne calmant pas la douleur, là viennent les envies de suicide, même si je savais que j'avais des enfants, je me disait que de toute façon ils seraient pas perdus car ils avaient un père (mon mari été le second pas le père de mes enfants) ! Et je me rendais pas compte que je me trompais, que mes enfants auraient été malheureux si je l'avais fait, mais moi je voulais juste rejoindre l'homme que j'aimais et qui me manquait trop ! Puis la vie suis son cours tant bien que mal, et contrairement à ce que je pensais la douleur s'estompe, elle est toujours là, mais moins forte à certains moments mais j'ai toujours mes moments où je m'écroule mais c'est beaucoup moins qu'avant et surtout les envies de suicide disparaisse. Mais le plus dur reste encore à vivre les mercredis 9 et vendredis 11 ! Et parfois même une chose que vous ne vouliez pas arrive, mais ça ce sera un autre thème !
Mon mari souffrait d'un cancer de l'oeusophage, de la vessie, et avait une métastase de 3 cm au cerveau. il été hospitalisé car par moment il se déconnectait du monde, il ne me reconnaissait pas ou me prenait pour quelqu'un d'autre, pensait être ailleurs que là où il été !
Voilà en gros une partie de mon histoire ! alors à vos plumes j'attends vos commentaires !